Marcher ou prendre les escaliers : quels atouts pour votre santé ?

150 minutes d’activité physique modérée par semaine : ce chiffre précis, validé par l’Organisation mondiale de la santé, trace une frontière nette entre prévention efficace et laisser-aller. Pourtant, la réalité s’impose : peu d’adultes franchissent ce seuil, alors même que des solutions concrètes se cachent dans la banalité du quotidien.

La marche et la montée d’escaliers ne jouent pas exactement dans la même catégorie. La première se glisse naturellement dans le rythme de la journée, ménage les articulations et, selon l’OMS, viser 5000 à 6000 pas par jour suffit déjà à préserver le cœur. Marcher régulièrement, même sans chercher la performance, aide à stabiliser le poids, apporte un vrai bénéfice sur le moral et réduit la probabilité de voir apparaître des maladies chroniques. Mais gravir des marches, c’est une autre dynamique : l’effort grimpe d’un cran, le cœur accélère, toute la chaîne musculaire s’implique. Ce geste du quotidien, en apparence anodin, demande deux fois plus d’énergie que la marche rapide et peut brûler jusqu’à trois fois plus de calories qu’une promenade à plat. À chaque étage, quadriceps, fessiers, mollets et abdominaux se mobilisent, la densité osseuse se consolide. Sans aucun investissement, sans inscription ni matériel, cette habitude contribue à la prévention du diabète de type 2 et renforce la santé cardiovasculaire.

Marcher ou monter les escaliers : quelles différences pour votre santé au quotidien ?

Des recherches récentes permettent d’y voir plus clair : franchir plus de cinq escaliers par jour, environ 50 marches, réduit de 20 % le risque de maladie cardiovasculaire athérosclérotique. Répéter ce mouvement jour après jour améliore aussi l’équilibre, la coordination et la capacité à rester autonome, des points de vigilance plus marqués avec l’âge.

Pour mesurer concrètement l’impact de la montée régulière sur le risque de maladie cardiovasculaire athérosclérotique, les données sont éloquentes en fonction de la fréquence :

  • 1 à 5 escaliers chaque jour : risque en baisse de 3 %
  • 6 à 10 : diminution de 16 %
  • 11 à 15 : baisse de 22 %
  • 16 à 20 : réduction de 23 %

Un geste discret, mais qui pèse lourd sur la durée : privilégier l’escalier plutôt que l’ascenseur ou l’escalator plus de 60 % du temps pourrait permettre de réduire de 31 % le risque de fibrillation auriculaire. Un ajustement minime, mais à effet rapide, pour injecter une dose d’activité physique à fort impact dans sa routine.

Monter les escaliers, un atout sous-estimé pour le cœur, les muscles et l’énergie

On sous-estime souvent ce mouvement, alors que gravir un étage active immédiatement le système cardiovasculaire. Prendre les marches fait monter le rythme cardiaque, stimule la circulation sanguine et optimise l’oxygénation des muscles. Les données issues de la UK Biobank et de l’université de Tulane sont limpides : dépasser cinq escaliers par jour va de pair avec une nette diminution des risques cardio-vasculaires.

Les bénéfices sont multiples : les cas de diabète de type 2, d’hypertension ou de syndrome métabolique reculent. Une méta-analyse menée sur plus de 480 000 personnes va dans le même sens : le risque de décès cardiovasculaire recule de 39 %. Côté calories, l’effet n’est pas négligeable : monter consomme trois fois plus d’énergie que marcher sur du plat, ce qui aide à limiter la prise de poids.

À chaque montée, les muscles des jambes et du tronc participent : quadriceps, fessiers, mollets, abdominaux, tous sont sollicités, ce qui préserve la densité osseuse et aide à lutter contre l’ostéoporose. Chez les seniors, cette activité améliore coordination et équilibre, favorise l’autonomie et réduit le risque de chute. Monter les escaliers agit aussi sur le moral, grâce à la libération d’endorphines et à la diminution du stress. Ainsi, chaque déplacement devient l’occasion de prendre soin de soi, sans contrainte d’organisation ou de budget.

Homme d affaires montant une escalier moderne en ville

Des astuces simples pour intégrer la montée d’escaliers dans votre routine sans contrainte

Nul besoin de solutions compliquées ou d’équipement spécifique : monter les escaliers s’intègre aisément dans la journée, sans bouleverser son emploi du temps. Laisser l’ascenseur de côté, même pour un ou deux étages, suffit déjà à marquer la différence. Les opportunités se multiplient : au bureau, dans les transports, chez soi. Chaque passage réveille le cœur, renforce les jambes, entretient la solidité des os et multiplie par trois la dépense d’énergie par rapport à la marche à plat.

Quelques exemples concrets facilitent le passage à l’acte : choisir les marches le matin dans son immeuble, préférer l’escalier au travail pour aller à la cantine ou en réunion, et sur le trajet du retour, ignorer l’escalator pour transformer chaque déplacement en mini-séance efficace. Même en télétravail, quelques allers-retours dans l’escalier de la maison suffisent à activer la circulation et à se sentir plus tonique, sans désorganiser la journée.

Pour tirer le meilleur de chaque passage dans les escaliers, voici quelques conseils à garder à l’esprit :

  • Découpez la montée si l’effort paraît trop intense au début.
  • Ajoutez une montée supplémentaire chaque semaine pour progresser à votre rythme.
  • Gardez le dos droit et utilisez la rampe si besoin pour plus de stabilité.

Bien entendu, chacun doit s’adapter à ses capacités : si des problèmes articulaires, tendinites, anémie, troubles cardiaques ou respiratoires sont présents, mieux vaut éviter les montées. Dans ces cas, le recours à un monte-escalier permet de conserver l’autonomie sans risque. Même une reprise modérée de l’activité offre un bénéfice rapide pour le cœur et le bien-être.

L’escalier cesse d’être un simple lieu de passage : il devient un allié fiable, toujours disponible, capable de transformer une habitude ordinaire en moteur de santé. La prochaine fois que vous croiserez une volée de marches, saisissez-la comme une opportunité, un rendez-vous quotidien avec une énergie renouvelée.